Le management agile

Depuis le succès du MOOC de Cécile Dejoux sur le management agile (100 000 apprenant sur 147 pays), ce concept est en plein essor. Dans une période de questionnement sur l’encadrement intermédiaire, de nombreux managers cherchent des solutions pratiques pour améliorer leur management. Le management agile fait partie de ces termes devenus à la mode.

Qu’est-ce que le management agile ?

Le management agile est un terme générique pour regrouper un ensemble de pratiques managériales plus respectueuses des êtres humains dans leur contexte de travail. Il nous rappelle enfin que les entreprises sont aussi des collectifs de travail et qu’à ce titre elles ne peuvent négliger que le facteur humain reste premier dans leur réussite économique.

Le management agile n’est pas une notion nouvelle. Derrière l’idée du management agile, on trouve des points de vue connus depuis longtemps. Les expériences menées par l’école des relations humaines aux Etats-Unis dans les années 1920 ont montré l’importance du facteur humain dans le système de management de l’entreprise. Ainsi savons-nous depuis cette époque que des mots tels que « collaboration », « respect », « écoute », « échange » ou « responsabilisation » constituent des facteurs clés du succès d’un bon management.

Le management agile dans les entreprises

Le management agile s’oppose au traditionnel taylorisme. D’une organisation scientifique du travail où l’on sépare le cerveau (la stratégie) de la main (la pratique) on passe à une vision du management qui fonde sa pratique sur l’expérience concrète. A la manière de l’artisan, le manager respecte et valorise « l’expérience de la main » dans le sens où ses décisions et ses choix sont dirigés par l’expérience professionnelle pratique de ses collaborateurs. A la question « quel est la meilleure organisation possible ? » se substitue la question « que puis-je apprendre du terrain pour améliorer le système de management ? ».

Le management agile c’est aussi l’occasion de dépasser une approche centrée sur la maîtrise technique et de valoriser les compétences comportementales constituant la dimension humaine d’une entreprise (respect et coopération par exemple). Prenons l’exemple d’un professeur. Lorsqu’il prodigue un cours, il doit pouvoir maitriser le sujet sur le bout des doigts (compétence technique) mais pas seulement. S’il ne dispose pas de la pédagogie nécessaire (compétence comportementale ou soft-skills), il ne sera pas en mesure d’atteindre ses objectifs. C’est exactement pareil pour le milieu professionnel. La compétence technique reste un élément clé mais les soft-skills constituent une condition essentielle de la réussite.

Enfin, on associe souvent le management agile avec le Lean management où la performance économique est directement influencée par la performance sociale de l’entreprise. En effet, qui de mieux placé qu’un opérateur pour améliorer les conditions de production de son poste de travail qu’il connait sur le bout des doigts ? L’objectif de constante amélioration des processus de l’entreprise n’est plus seulement la préoccupation de la direction mais également du principal acteur de la chaîne de production : l’employé.

 

Le management agile